vendredi 18 mai 2007

Libre ?


Mon alliance me gratte depuis ce matin...

Je n'arrive pas à la garder à mon doigt, elle me piquotte, elle me gratouille, elle m'enquiquine, bref, je crois que mon annulaire me demande de passer à autre chose...

J'ai l'impression que tout se fait calmement sinon... Malgré ce que faisait penser le comportement de l'HQPMV il y a quelques jours, finalement.

Je reviendrai parler une autre fois de comment le coeur pose ses valises sans qu'on s'en rende compte à force d'avoir été trop blessé parce que là j'ai enfin arrêté de pleurer et j'ai pas envie de recommencer tout de suite.

Lundi, une nouvelle vie commence, pour nous tous.

...

La fameuse liste


Alors...

Depuis le temps que je dis que je vais dire ce qu'il me manque...

Je sais enfin (à peu près) ce que F. embarque donc...

J'ai besoin (je rachète ein s'il faut).

- D'un lit :o) hahaha trop drôle, ben ouais, l'HQPMV embarque le lit. j'ai récupéré un sommier mais il me faudrait un matelas...

- D'un ordi. Même tout vieux, tout pourri.

- D'une télé, même toute pourrite.

- D'un poste ou une chaîne hi-fi : quelqu'un à ça à revendre ? ou un bon plan ? Parce que ça ça va vraiment me manquer si je le remplace pas rapidos...

- D'un fer à repasser.

- D'un grille-pain. mais c'est vraiment du luxe...

Je crois que c'est tout ce qui "urge".


Pour le reste, ben il prend plein d'autres trucs mais je me dis que ça va faire de la place !

Maintenant qu'on a un baby-foot...

samedi 12 mai 2007

Il lui était arrivé quelque chose, et il avait tout oublié, même son nom. Il soupira et ajouta : "Je crois que je vais être triste".

Il décida de faire un concert de couchers de soleil. Il commença par un coucher de soleil tout simple...

...puis il en choisit un avec des nuages, et des visages dans les nuages...

... un autre qui était comme un soir d'hiver, avant que toutes les fenêtres s'allument...

... un qui ressemblait à une gare, dont tous les trains se so
nt perdus...

et beaucoup d'autres, doux comme des paupières qui se referment.

"C'était magnifique" dit Isaac, du haut de son arbre. "Vraiment je n'ai jamais rien vu d'aussi beau".

Claude Ponti, "Le Nakakoué".




ça me rappelle un film qu'on a tous regardé vingt fois quand on était jeunes.... "Un monde sans pitié", dans lequel Hipolyte Girardot éteint la tour eiffel en claquant des doigts.



ça me rappelle que je suis d'humeur tristoune... et nostalgique.

vendredi 11 mai 2007

jeudi 10 mai 2007

Candide...



Je suis en colère...

Comment ai-je pu être aussi naïve ? Comment ai-je pu être aussi bête.

Je suis furieuse, j'ai mal, je suis triste à crever.

L'HQPMV est à nouveau dans les insultes, dans les grossièretés, dans le non-effort. Comment gâcher un moment que nous passons ensemble ? mais... en gueulant sur moi bien entendu ! Comment donner envie de ne plus jamais lui adresser la parole ? mais en y mettant toute l'agressivité possible !

Allons-y ! Lâchons-nous !

Quel est l'enjeu finalement ?

La tranquilité de nos enfants ? Pfff, foutaises.

La sérénité dans un moment aussi compliqué qu'un divorce ? Balivernes !

Le respect mutuel ? La capacité à régler les choses tranquillement entre adultes pour ne jamais être tentés d'y mêler les enfants ? Mais... pour quoi faire ?

Et en plus, il vit chez moi.

Je n'en peux plus. Cette fois, je veux qu'il parte, qu'il disparaisse de ma vie.

Nous en sommes enfin là où j'aurais voulu ne jamais arriver. Enfin presque, je n'ai pas encore perdu le contrôle de moi-même et je ne l'ai pas encore envoyé chier. Je me suis contentée d'un "C'est important pour tout le monde que ça se passe bien, tu comprends ?" et à la deuxième salve, je me suis contentée d'un silence interdit. Pour ne pas dire des mots que je vais regretter, pour mes enfants, mes tout-petits, victimes d'un père qui ne veut pas se contrôler, qui a décidé qu'il ne voulait pas se maîtriser, qu'ils ne sont pas assez importants pour faire cet effort sur soi-même.

Je rêve d'un divorce paisible, de relations futures sereines...

Mais dans le divorce, comme dans le mariage, nous sommes deux.

mardi 8 mai 2007

Un gâteau court et dodu...


Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya
chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. Il l'y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à ma disposition, tout à l'heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière. Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. Et, pour que rien ne brise l'élan dont il va tâcher de la ressaisir, j'écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j'abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s'élever, quelque chose qu'on aurait désancré, à une grande profondeur; je ne sais ce que c'est, mais cela monte lentement ; j'éprouve la résistance et j'entends la rumeur des distances traversées. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit. Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine. Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé, les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s'appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu'on avait construit pour mes parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j'avais revu jusque là) ; et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu'au soir et par tous les temps, la Place où on m'envoyait avant déjeuner, les rues où j'allais faire des courses, les chemins qu'on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les Japonais s'amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d'eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s'étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l'église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé.

Marcel Proust, Du côté de chez Swann.



Mmmmmhhhh le goût des crevettes ravive le souvenir de mes étés d'enfant sur la plage de Cadiz, le goût du sel, le goût du sable, de l'horizon, et de mon "abuela", pas loin, ma grand-mère que j'ai aimé si fort, que j'aime.



Le souvenir est quelque chose de très important pour moi. Une des plus belles choses de la vie. Se souvenir à plusieurs : "tu te souviens quand... ?" et revivre un peu du bonheur passé. Se souvenir de son enfance, et analyser la façon dont la vie nous a été donnée à aborder, se souvenir de ses amours, de ses désirs, de ses rêves, des gens qui ont compté pour nous, de ce qu'ils ont pu nous apporter.

Quand je fais mes séances de souvenirs, j'aime rassembler ce que chaque rencontre m' appris, ce que les personnes que j'ai croisées m'ont laissé, m'ont confié.

D'ailleurs c'est une amie liseuse du blog qui m'a décompléxé de ce hobby nostalgique...

Quant à ma grand-mère, dont il me reste de si beaux souvenirs, j'aime me souvenir qui elle était. Elle parlait elle-même d'ailleurs de ce qu'il me resterait d'elle après sa mort, et me disait, quand je lui exprimais ma gratitude pour ce qu'elle faisait : "je veux que tu aies de beaux souvenirs de moi après ma mort". Ben oui, les Espagnols parlent de la mort tout le temps, ça peut sembler un peu bizarre, mais c'est très sain finalement.

La mort décuple le goût du souvenir.

Et vous, vous avez une "madeleine de Proust" ?

(le texte est très beau, vous avez eu le courage de le lire en entier ?)
(le texte de Proust bien sûr...)


J'ai une affection particulière pour ce personnage du film Amélie Poulain.

Raphaël Poulain n’aime pas : pisser à côté de quelqu’un, il n’aime pas surprendre sur ses sandales un regard de dédain, sortir de l’eau et sentir coller son maillot de bain .

Raphaël Poulain aime : arracher de grands morceaux de papier peint, aligner toutes ses chaussures et les cirer avec soin, vider sa boîte à outils, bien la nettoyer et tout ranger, enfin.


Cet homme enfermé dans ses peurs, dans son mutisme, vit une relation intime avec son nain de jardin...

Peut-être est-ce mon côté morose et grognon en cette matinée grise qui parle ?


Le coeur n'est pas à la fête.

lundi 7 mai 2007

Eternelle midinette...




Rose "La liste"

Aller à un concert Repeindre ma chambre en vert Boire de la vodka Aller chez Ikea Mettre un décolleté Louer un meublé Et puis tout massacrer Pleurer pour un rien Acheter un chien Faire semblant d'avoir mal Et mettre les voiles Fumer beaucoup trop Prendre le métro Et te prendre en photo Jeter tout par les fenêtres T'aimer de tout mon être Je ne suis bonne qu'à ça Est ce que ça te dé-çoit ? J'ai rien trouvé de mieux à faire et ça peut paraître bien ordinaire et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi Te faire mourir de rire Aspirer tes soupirs M'enfermer tout le jour Ecrire des mots d'amour Boire mon café noir Me lever en retard Pleurer sur un trottoir Me serrer sur ton coeur Pardonner tes erreurs Jouer de la guitare Danser sur un comptoir Remplir un caddie Avoir une petite fille Et passer mon permis Jeter tout par les fenêtres T'aimer de tout mon être Je ne suis bonne qu'à ça Est ce que ça te dé-çoit ? J'ai rien trouver de mieux à faire Et ça peut paraitre bien ordinaire Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi Je sais je suis trop naïve De dresser la liste non exhaustive De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi T'embrasser partout S'aimer quand on est saouls Regarder les infos Et fumer toujours trop Eveiller tes soupçons Te demander pardon Et te traiter de con Avoir un peu de spleen Ecouter Janis Joplin Te regarder dormir Me regarder guérir Faire du vélo à deux Se dire qu'on est heureux Emmerder les envieux.


Cette scène du film "Amélie Poulain" associée à la chanson de Rose me font penser à des sensations proches...

Si je ferme les yeux, je revis cette boule au ventre, les après-midi à regarder le plafond de ma chambre en repensant à un baiser échangé, en savourer le goût pendant des heures, les rencontres nocturnes dans un jardin secret, les étoiles qui brillent dans les yeux et dans le ciel, le moment où la respiration s'arrête, où l'on a l'impression d'exploser d'amour.

Les fous rires, le trop-plein d'air, le trop-plein de joie, les poumons qui éclatent, le coeur qui bat.

Comment mon coeur peut-il garder si intact ces souvenirs là ?

J'avais des ailes, je voulais traverser la terre.

J'ai aimé aimer.


jeudi 3 mai 2007

La Colère Saine...



Vous avez tous regardé le débat hier soir...

Ce matin, alors que j'animais une formation, l'une des participantes décrivait son impuissance vis à vis d'un employeur qui a des agissements proches du harcèlement moral.

- "Et quand il fait ça ça m'éneeeeeeeeerve, ça me met en colère"

Moi, mécaniquement :

- "ça vous énerve ou ça vous met en colère, c'est très différent..."

Ce n'est qu'en prononçant le dernier mot que j'ai compris que tout le monde allait penser à la même chose... Ségolène ruant dans les brancards de Nicolas, dénonçant le "summum de l'immoralité politique".

J'ai voulu rempiler sur la perte de contrôle de soi, la perte de contrôle de l'autre, mais impossible... c'était encore pire.

Le fou rire général fut intense !

Cette matinée m'a fait énormément de bien. Etre en situation de formateur, c'est une façon terrible d'évaluer ses propres compétences, d'évaluer le fruit des efforts déployés à se former soi même, à faire des recherches, à apprendre des autres, à s'enrichir d'autres compétences.

Le bilan était plutôt bon. Même en instance de divorce, il semble que je puisse apporter quelque chose aux autres, je ne suis donc pas tout à fait (encore) à mettre à la poubelle.

Réconfortant !

Sur les situations difficiles au travail, je vous recommande (si ça vous intéresse) un bouquin qui m'aide énormément dans mes formations mais aussi au sein de l'équipe avec laquelle je travaille : 100 petites expériences de psychologie en entreprise, Pour mieux se comprendre au bureau, par Lionel Dagot, aux éditions Dunod.

Précieux outil.

mardi 1 mai 2007

Parentage




Pourquoi les mères semblent-elles être souvent un peu plus parent que les pères ?

Pourquoi celui que nous appellerons l'HQPMV* semble-t-il avoir très envie de tous nous oublier, enfants compris ?

Je crois que lui aussi a envie de se sentir vivre...

Je crois que lui aussi a besoin de rattraper tout ce temps perdu à y croire sans vivre pour soi même...

Je crois qu'il a besoin de vivre sans attaches...

Ce qui est étrange, c'est que je ressens exactement la même chose, mais que les enfants sont indissociables de cette envie. Ce n'est pas une option. Je ne pourrais plus vivre "comme si". Même si j'en avais très envie.

Ils font partie de ma vie, dans mon coeur, dans mon corps.

Je voudrais qu'il sache comme je le sais, à quel point ces deux garçons ont besoin de leur père, maintenant, comme toujours, et peut-être plus que jamais.



*L'Homme Qui Partageait Ma Vie, faut suivre ! :o)


Vous avez vu ce film incroyable de Tim Burton (Big Fish) dans lequel un père et son fils se cherchent et se trouvent aux confins de l'imaginaire ?

Chanson Triste



On a tous une chanson qui nous fait pleurer quand on l'écoute...

Parce qu'elle nous rappelle des souvenirs, parce qu'elle parle à notre coeur, parce qu'elle nous rappelle une époque où on s'autorisait tous les rêves...

La mienne c'est "Pas assez de toi" de la Mano Negra, oui je sais c'est bizarre pour pleurer.




Et aussi, juste après, "Everybody Hurts" de REM :



Et vous, c'est quoi ?


(Image : Casablanca, de Michael Curtiz, 1942, A kiss is just a kiss, palam palalalam...)

lundi 30 avril 2007

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH


ARCTIC MONKEYS

Je vais enfin les voir en concert !!!!!!!!!!!!!!!!!!

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH



dimanche 29 avril 2007

Moment au bord du canal


Samedi soir, ma soeur et moi, nous avons pris le bateau qui va d'une rive à l'autre du Canal de l'Ourcq.

ça a duré cinq minutes, mais nous nous sommes regardées avec complicité et bonheur.

Le bonheur du soir après une journée de chaleur, le bonheur de partager un moment ensemble, et le bonheur de la beauté de l'endroit, tout simplement.

Cette relation devient très jolie. Elle perd peu à peu des liens du sang pour avancer dans le respect mutuel, l'estime, la confiance.

Les liens du sang ne servent pas à grand chose à l'âge adulte. Je pense profondément que c'est à nous de créer une relation d'amitié avec nos frères et soeurs si nous voulons avoir une relation vraie.

Je ne vois pas ma soeur "parce que c'est ma soeur". Je la vois parce que je l'apprécie, parce qu'elle a une qualité d'écoute exceptionnelle, parce que sa vie de belle jeune fille me fait baver d'envie, parce qu'elle a tout devant elle, parce qu'elle me rappelle plein de choses mais qu'elle les savoure tellement mieux...

Et puis, elle a cet espèce de bonheur intelligent, celui qui doute de lui-même un peu, qui se pose des questions, qui évolue au contact des autres, qui s'enrchit, qui s'approfondit. Celui qui redoute un peu que tout ça s'arrête mais qui sait au fond qu'elle a l'énergie vitale de repartir, qu'elle y a droit, qu'elle a une place pour lui, accueillante.

Du coup j'aime la regarder d'adulte à adulte.

J'en profite tellement plus qu'en la considérant comme la "petite" soeur.

Qui est petit quand on a un esprit si beau ?

Mon maître absolu


J'aime Alfred Hitchcock.

Depuis toujours...

J'aime sa façon de représenter la femme, être torturé, tiraillé, passionné. D'en représenter les défauts, les débordements, les névroses. L'amour, aussi.

J'aime sa façon de représenter les hypocrisies de sa (notre ?) société. Les convenances, ce qu'il faut faire, ce qu'on ne doit pas. Sa façon de montrer que ces bonnes manières maltraitent le couple, bousculent l'amour.

J'aime sa façon de croire en l'intelligence du spectateur. En l'emmenant avec lui jusqu'au bout de l'angoisse et en dévoilant toutes les ficelles de l'intrigue, à la fin, en une seconde.

L’agriculture pourrait nourrir 12 milliards d’individus dans le monde. Pourtant, 842 millions de personnes souffrent de la faim sur la planète. Tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné.


C’est le terrible constat dressé par Jean Ziegler, rapporteur auprès de l’ONU sur le droit à l’alimentation.

Difficile de voir ces images de poulets en batterie, de pains accumulés dans des décharges, de champs de serres, de paysans brésiliens morts de faim parce qu'ils nourrissent de leurs cultures notre bétail...

Nourriture jettée, brûlée.

Le film nous épargne en majeure partie les images des conséquences de notre consommation, mais la seule compréhension des mécanismes de production de notre alimentation suffit à nous faire prendre conscience... de notre égoïsme monumental.

Que dire des dernières phrases du film... Quand le président de Nestlé explique que seuls des extrêmistes peuvent penser que l'eau potable devrait etre un droit pour chaque habitant de la terre ?

A voir absolument.

La critique de RFI

mercredi 25 avril 2007

Commedia


Vous avez "un rôle" vous ?

Nous avons tous un rôle, non ?

Plus ou moins pesant, plus ou moins valorisant...

Vous savez quel est mon rôle ?



Celle qui met les
pieds dans le plat.

Je suis sûre que vous visulalisez très bien...

Ceux qui me connaissent bien sûr, ont immédiatement perçu à quoi je faisais référence. Je vous vois sourire derrière l'écran, chers gens du monde mondial. Je vous vois penser à la dernière fois où tout le monde attendait que quelqu'un DISE quelquechose... tout le monde savait que je n'allais pas pouvoir me retenir de DIRE quelque chose... et je l'ai fait. Et vous avez été soulagés, chers gens de mon monde mondial.

Vous avez eu un peu pitié pour moi, même, après. Mais quand même, je vous ai ôté une sacrée épine du pied en s'encadrant Mme Zorglub à votre place...

Ceux qui ne me connaissent pas sourient à leur tour. Vous avez reconnu votre copine de classe, votre cousine, votre tante, votre soeur... celle qui s'est engueulée avec tout le monde, au moins une fois. Mais quand même, heureusment qu'elle était là.

Ben oui, on vous a sûrement évité un ulcère... en vous soulageant de la haine qui montait contre votre prof de maths, votre grand-père, votre mère, votre voisine acariâtre.

On a une mission de service public en fait. On se prend la râclée à votre place, on est mal élevés à votre place, on supporte la mauvaise réputation à votre place...

Je vais vous annoncer quelque chose...

On pleure dans le secret de notre chambre, dans le secret de notre coeur à votre place...
On triture notre mauvaise conscience, notre culpabilité d'avoir été trop loin... à votre place.

On se regarde dans la glace, on repart la tête haute ...

à votre place.

Objet Transitionnel...

C'est très étrange...

Il y a une veste polaire rouge... une veste qu'une amie m'a prêtée... que je ne quitte plus depuis dix jours. Le temps n'est pas tout à fait à la polaire me direz-vous, mais j'en suis à souhaiter qu'il fasse froid le matin pour pouvoir la porter sans transpirer...
Et puis, la plupart du temps je ne transpire pas vraiment à vrai dire, je la mets le matin, quand il fait encore un peu frais et puis... (grande inspiration) ça y est, on y est, je la mets aussi à des moments où je me sens fragile...

Cette veste toute douce me protège, me rassure. Quand je remonte la fermeture éclair, une sensation de cocon m'environne, je me sens serrée, comme dans des bras, je me sens enfant, je me sens consolée.

Je me rends compte qu'il y a quelque chose de vraiment vertigineux dans cette séparation... dans ce qu'elle suppose de vide, d'imprévisible pour l'après, pour le maintenant. Je ne sais pas comment les choses vont évoluer... et je veux que ma vie se transforme en conscience, non au gré des vents (même si... la vie est toujours un peu faite de cette façon).

Et c'est cette conscience même des choses qui est angoissante. De la même façon que le passage à l'âge adulte quand on est adolescent comporte des aspects aussi exaltants qu'inquiétants, le passage de la vie de couple à la vie de célibataire est ambigue dans les ressentis.

J'aurais besoin de faire un petit passage rassurant chez ma maman... Ce passage n'aurait probablement pas les effets désirés, hélàs...

J'aurais besoin de mettre ma polaire et de regarder le coucher de soleil en souriant.

samedi 21 avril 2007

Les mots des amis...



Hier une amie refait allusion à une conversation que nous avons eue il y à trois jours sur le fait de "refaire sa vie" avec quelqu'un. Noyée dans mes pensées, je n'avais pas trop prêté attention au sens de ses phrases, de ses mots, j'en gardais juste un souvenir de chaleur agréable.

Une fois qu'elle est partie, la dernière bise échangée, le dernier regard chaleureux envoyé, j'ai repensé à cette discussion et au sentiment de soulagement mêlé à une certaine stimulation qui s'en dégageait.

- Tu vas te remettre en couple aussi sec toi non ?
- (Rires)
- Ben quoi ? ça va se savoir que t'es seule.
- (Re-rire.) Euh ben ouais.
- Les hommes vont accourir comme des mouches non ?
- Mais t'es folle. Je suis grosse, je suis moche, j'ai eu deux enfants...
- Tu es intelligente, tu es drôle, tu t'intéresses à plein...

Je ne l'ai pas laissée finir sa phrase et j'ai filé donner un biberon à mon minus l'air de rien en haussant les épaules. C'était assez et trop pour moi à la fois. Trop parce que je ne sais pas recevoir ce genre de choses... mais assez parce que OUI j'avais besoin qu'on me le dise, OUI ces mots m'ont fait du bien, m'ont réchauffée, m'ont fait l'effet d'une caresse de maman, de quelque chose qui console, qui adoucit le goût de la vie.

Même si mon optique est bien évidemment de profiter de ma solitude, profiter pour réaliser mes rêves, pour me retrouver, pour me ré-assurer, pour mûrir quoi... ces mots m'ont autorisée à penser qu'un jour, peut-être, si la vie est douce avec moi, j'irai me faire aimer ailleurs...

MERCI chère amie...
Tes mots ont été comme un miel précieux, dont la saveur reste sur mon coeur.

vendredi 20 avril 2007

Digression



Le saviez-vous ?

1 million de femmes s'énervent

J'aime beaucoup cette intervention de Jean-Marc Roberts, écrivain, en réponse à la question "Pour qui allez vous voter ?" :

Avant de vous répondre, je pense malgré moi à cette couverture du Nouvel Observateur, "Cent Femmes jugent Royal". J'en imagine d'autres, encore inédites. "Cent moustachus jugent Bové", "Besancenot répond à cent beaux mecs de 30 ans", "Sarkozy face à cent bébés suicidaires". (...) Et les intentions de vote des taxidermistes, des livreurs de pizza, chaque catégorie devrait mériter sa couve. Ségolène Royal a la chance de ne pas être la candidate des élites. Voilà ce que ses adversaires n'ont toujours pas mesuré. Je vote évidemment pour elle au premier et j'espère au second tour. Je vote pour elle avec ferveur et non pas contre quelqu'un d'autre.

Bon, cette dernière partie de la citation ne reflète pas tout à fait mon choix mais la première me fait réfléchir...

On va en entendre de la mysoginie de bas étage... encore longtemps je le crains...

Clouons lui le bec.

jeudi 19 avril 2007

Apprivoisée...


On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre.

Les garçons viennent de partir avec F., leur petit sac fait, tout contents d'aller chez mamie...

A peine la porte passée une sensation affreuse de vide est restée avec moi dans cette maison.

Est-ce que ça va être trop long ? Vont-ils souffrir de mon absence ? F. va-t-il tenir sa promesse de ne pas parler de notre séparation tout de suite pour ne pas que mes enfants assistent à des scènes de pleureuses siciliennes ? Sont-ils en sécurité dans la voiture de leur père sachant qu'il est rentré à 4 heures et demie du matin ?

Je ne sais pas si j'ai eu raison de les laisser partir.

J'AI EU raison de les laisser partir.

Je sais que mes enfants ont besoin de leur papa, je sais qu'il leur a beaucoup manqué ces jours-ci, je sais qu'ils vont être gâtés, chouchoutés chez une mamie qu'ils adorent, je sais qu'ils vont être heureux pendant ces trois jours.

Bon, à moi de prendre soin de moi maintenant.

Que vais-je faire ???

Bizarrement, j'ai BEAUCOUP de choses à faire, mais je prends le temps d'écouter le calme. Je sais que cette sensation de vide va faire partie de ma nouvelle vie, je vais apprendre à l'apprivoiser, à l'apprécier, à en faire une force qui me mène vers l'avant, vers l'extérieur.


Je vais commencer par mettre la musique à fond et danser comme une débile.


mercredi 18 avril 2007


Jolie complicité que celle de ce papa et ses deux filles dans "Mon voisin Totoro" d'Hayao Miyazaki.

Ce qui marque c'est le sentiment d'harmonie qui se dégage de ce film... Harmonie de la famille mais aussi des hommes avec la nature environnante...

ça donne envie d'aller vivre en pleine nature.

ça donne envie de passer plus de temps avec ses enfants mais surtout de façon plus paisible, moins dans le "dépêche-toi", "on est en retard", "qu'est-ce que tu regardes", "concentre-toi", "sois attentif", "sois prudent".

Parallèlement je relis le "Concept du Continuum" de Jean Liedloff et j'aime bien ce passage, qui correspond à mes réflexions du moment :

"Nous disons parfois : "Qu'il est cruel de garder un si grand animal dans un appartement en ville", mais nous parlons des chiens, jamais des hommes qui sont encore bien plus grands et bien plus sensibles à leur environnement. Nous acceptons d'être assaillis par le bruit des machines, du trafic et des radios des autres, et nous nous attendons à être traités impoliment. Nous apprenons à nous attendre au fait que nous serons méprisés par nos enfants et irrités par nos parents. Nous acceptons de vivre avec des incertitudes qui nous tenaillent non seulement concernant nos capacités professionnelles et sociales, mais aussi très souvent au sujet de nos relations. Nous acceptons l'idée que la vie est dure et nous nous estimons chanceux du peu de bonheur que nous possédons déjà. Le bonheur ne constitue pas à nos yeux un droit acquis en naissant mais est considéré tout au plus comme un sentiment de paix et de satisfaction. La véritable joie est extrêmement rare chez nous.

Notre vie pourrait être tout autre. Par exemple, nous n'imaginerions pas que nos enfants doivent être plus heureux que nous, adultes, ni encore que les jeunes adultes doivent être plus heureux que les plus vieux. Ces pensées nous habitent parce que nous sommes en constante recherche d'un but censé restaurer le sens perdu de la plénitude de nos vies. Lorsque nous atteignons des objectifs sans avoir obtenu ce quelque chose sans nom, inconnu depuis notre plus jeune âge, nous ne croyons finalement plus que les espoirs suivants viendront nous soulager de nos attentes persistantes. Nous apprenons aussi à accepter la "réalité" ou à soulager du mieux que nous pouvons la peine d'une déception chronique. A un certain moment de nos vies, nous commençons à nous dire que nous avons raté, pour une raison ou pour une autre, la chance de connaître le bien être et que nous devons vivre avec les conséquences, dans un état de compromis permanent. Cet état de choses peut difficilement induire la joie."

Le bonheur et la paix dans le présent, sans attentes. La vraie joie. Une jolie quête à l'intérieur de soi.

mardi 17 avril 2007

Sexe, Mensonges et V...ie de couple...


Mon billet de ce matin m'a fait réfléchir toute la journée...

Je me suis mise du côté de ces hommes qui épousent des femmes qu'ils aiment... et qui découvrent au fur et à mesure de leur histoire que leur fiancée aimante est devenue une mère, une absente, voire une mégère.

Parce qu'une fois passée la bague au doigt, ces hommes vont trinquer. Ces hommes utilisés pour sortir de l'ennui, sortir d'une famille étouffante, d'une réalité angoissante ou juste pour réaliser ce qu'on attend d'elles, vont passer progressivement au statut de compagnon de route, de père-accessoire et parfois de père vraiment, mais aussi de vase décoratif, servant de temps en temps d'épaule consolatrice.

Ces compagnons qui pensent partager la vie d'une jeune fille enamourée réalisent sans se l'avouer qu'ils ont été utilisés...

"Je ne comprends pas, on fait plus l'amour, elle qui avant le mariage était si fougueuse..."

"Elle ne me regarde pas, ne m'écoute pas, je lui raconte mes journées mais je vois bien que ça ne l'intéresse pas..."

"Il n'y en a que pour le bébé depuis qu'il est né. A croire que je ne sers plus à rien... Elle ne me laisse même pas l'approcher. J'aimerais qu'on retrouve notre complicité..."

Faire croire à des sentiments, ça serait pas du mensonge ?

Hahem...

Le prix du rêve


La nuit a été difficile...

Je me demande ce que je vais devenir, je me demande si je vais savoir affronter ce qui m'attend.

F. me manque. Il a été mon compagnon de route pendant tant d'années. Il me connaît. Sa présence me rassurait en fait. Je n'arrive pas à imaginer le quotidien sans lui


Et si je vieillissais et mourrais seule ?

Une chose est sûre, je ne braderai plus ma liberté, mon intégrité, par peur de la solitude. J'espère que je saurai tenir cette résolution. Je veux transmettre à mes enfants qu'il est important de se respecter soi même, ses désirs, ses envies, son identité. Le prix peut être lourd à payer, en termes de responsabilités, de difficultés financières, de combat parfois.

Hier soir, on m'a raconté un mariage. Un sentiment au goût amer est né en moi. Le sentiment que nous sommes nombreuses à échanger notre corps contre l'assurance d'être accompagnée, échanger du sexe contre une certaine liberté, échanger l'image d'une vie bien rangée contre la possibilité de partir de chez ses parents, fuir une famille trop toxique, un pays devenu étouffant.

Le sexe contre une partie du rêve, c'est pas de la prostitution ça ?

(Image : Marjane Satrapi, Persepolis)

lundi 16 avril 2007

On pleure gratis...



Aujourd'hui, je pleure dans tous les sens, n'importe comment.

ça a commencé, parce que je ne trouvais pas mes lunettes.

J'ai vraiment eu l'impression que mon corps cherchait une excuse depuis trois jours pour pouvoir vider le trop-plein de larmes et qu'il avait enfin trouvé quelque chose.

Alors j'ai pleuré parce que je ne trouvais plus mes lunettes...

dimanche 15 avril 2007

Comme l'air...


Quelque chose manque ici...

Elle était pourtant tout le temps à mes côtés, depuis plusieurs mois, plusieurs années peut-être... Je la sentais toujours près de moi, je me couchais avec, je me réveillais avec.

Parfois, sournoise, elle ne faisait pas son apparition tout de suite, mais au fur et à mesure que la journée avançait, je savais qu'elle fairait son apparition, je l'attendais avec appréhension.

Elle s'immisçait entre moi et les garçons... mettait toujours son nez partout alors qu'on ne lui avait rien demandé... consciemment en tous cas...

La colère.

Où est passée la colère, ma colère, la colère ambiante, celle que l'on communiquait entre nous, que l'on partageait avec générosité en tant que bonne famille qui s'assume, celle que l'on envoyait contre les murs, contre une personne qui n'était jamais celle à qui elle était destinée ?

Elle est partie.

La vérité a dû la chasser...

samedi 14 avril 2007

A moi la vie...


Mon blog démarre ... : "On" se sépare.

Nous venons d'avoir cette fameuse "discussion sérieuse" que nous repoussons depuis des mois et nous avons décidé de nous séparer.

ça y est.

Sans cris, sans larmes, dans le plus grand respect, dans une sorte de bienveillance mutuelle, nous nous sommes autorisés à vivre chacun notre chemin, à re-vivre, à se re-trouver.

Que vais-je faire de toute cette liberté ? J'ai l'impression d'avoir pris une énorme bouffée d'oxygène, saoûlante, entêtante, comme si j'avais passé les 10 dernières années de ma vie en apnée...

En même temps, je sais bien que cette liberté est toute relative. Mon destin est uni à la vie à la mort à nos deux enfants, et aussi d'une certaine façon l'un à l'autre. J'espère et je crois que nous aurons un souci constant pour l'autre, dans la distance, dans le respect, mais dans la vérité et la liberté.

La liberté d'être soi même.

J'ai l'impression que s'offre devant moi un chemin de quête, de quête de mon identité. Vertigineuse, jubilatoire, angoissante, fascinante. Je vais enfin prendre le temps de réfléchr à ce que je veux être, à ce que je veux faire...

J'aimerais faire ce chemin avec vous, vous qui me lirez au gré de vos humeurs et des miennes partagées.

Je sais bien qu'une séparation est d'une banalité affligeante dans notre société... mais celle-ci c'est la mienne, MA séparation.

Ma séparation, MA re-construction est unique... et elle sera ce que je déciderai d'en faire.

Une grande aventure.

Le regard droit vers l'horizon, les ailes qui poussent dans le dos...

samedi 31 mars 2007

si je vivais comme je le veux vraiment...


- je fabriquerais mes propres vêtements
- je ne me meublerais que chez emmaüs ou en récup.
- j'habiterais dans une maison avec un jardin, dans lequel une poule me fournirait les oeufs du jour
- je fabriquerais mon pain, mes yaourts
- je trierais correctement mes déchets en recyclant tout ce qui peut être recyclé
- je vendrais un maximum de choses en vide grenier, pour pouvoir me payer des vacances :o)
- je prendrais des cours de yoga, je ferais de la chorale, j'irais à la piscine de temps en temps
- je m'épilerais régulièrement, je me maquillerais, je serai une "fille" quoi !
- je serais plus assidue chez ma psy (Christine je t'aime)

mais surtout :

- je jouerais plus avec mes enfants,
- je les écouterais mieux, pour faire fructifier en eux mon amour pour eux,
- j'arrêterais d'avoir besoin que mon père me montre que je suis quelqu'un de bien... puisque je suis quelqu'un de bien :D
- je dirais plus souvent à mes amis que je les aime

vendredi 23 mars 2007


Me recentrer,
Me poser,
Ecouter ce qu'il y a en moi,
Prendre le temps,
Bloguer ?